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Publié le octobre 9th, 2017 | par Louis Tardy

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June the Girl : « Je n’ai pas de limites »

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June The Girl c’est de la pop solaire, pleine de bonne humeur, de nostalgie et d’envie de voyages. Mais qui est Marine, la chanteuse derrière le personnage ? Portrait de celle qui enchaine les concerts, tout en menant sa vie d’étudiante en master de journalisme et communication. 

La musique c’est avant tout une émotion. Un simple geste, un cri parfois, mais toujours un son qui se propage dans l’air. Que ce soit lors d’un concert ou via les ondes hertziennes, si le sentiment passe, l’objectif est atteint. « Quand je ressens une émotion, je prends ma guitare et mes mains font des accords pour transmettre cette émotion à travers la musique. Les paroles me viennent après coup. » Sans timidité ni complexe, la jeune femme se livre dans ses œuvres.

Elle dévoile une part de sa vie amoureuse à travers « I Say Love », son premier single. « La moindre des choses c’est de me présenter par ma musique. Je pense que les gens ressentent quand quelqu’un est honnête ». Malgré ses 23 ans, sa part d’adolescente continue d’alimenter sa vie d’adulte. Son troisième single, « Flying Kisses » tire son origine tout droit… d’une série télévisée américaine pour teenager. « L’idée m’est venue en regardant un épisode de Pretty Little Liars en version sous-titrée. J’aimais bien la sonorité et j’ai voulu en faire quelque chose. C’est la première fois qu’un mot m’a inspiré une chanson. »

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« Quand je ressens une émotion, je prends ma guitare et mes mains font des accords pour transmettre cette émotion à travers la musique. Les paroles me viennent après coup. » Copyright : Believe Recordings

C’est justement ses coups de cœur artistiques qui lui ont donné envie de se mettre à la musique. « Vers 14 ans j’ai découvert Taylor Swift. Je me suis découvert un réel plaisir à faire de la guitare. J’ai voulu essayer d’écrire mais je me suis vite rendue compte que c’était pourri, je n’avais pas vécu grand-chose. Je vivais ma vie d’ado, j’avais plein de choses à vivre » dit-t-elle en souriant. Aujourd’hui, c’est avec le producteur de Vianney que Marine travaille ses textes.« Le problème, quand on fait de la communication et du journalisme, c’est qu’on développe un style d’écriture. La musique c’est plus de la poésie, et la poésie c’était ce que je détestais le plus au lycée. C’est trop émotif, trop hyperbolique

« Les voyages m’ont apportés une ouverture d’esprit »

La jeunesse de Marine a été rythmée par de nombreux déménagements,  7 à 8 au total. Aujourd’hui, elle porte un regard positif sur ses expériences. « Ça m’a apporté un niveau d’adaptation que je trouve incroyable. Je suis allée dans des endroits sublimes et d’autres endroits pourris avec des cafards qui me montaient dessus quand je dormais. Je le vivais bien. » Ces déménagements ont fini par la faire s’envoler loin de la France métropolitaine : « J‘ai vécu en Guyane. J’ai fait des « carbet ». C’est à dire que je partais avec une bâche, quatre bout de bois, un hamac et une moustiquaire, [elle marque un silence], c’était incroyable. C’est un de mes meilleurs souvenirs. »

Si c’est bien Marine qui compose les musiques, celle qui les interprète sur scène est son alter-égo June The Girl, au caractère bien différent. « J’ai un gros manque de confiance en moi, contrairement au personnage de June The Girl qui est une fille très solaire, et sûre d’elle ». Le point commun entre Marine et son personnage de scène est la mélancolie : « Je suis une fille très nostalgique de l’enfance, de la jeunesse, l’insouciance et la naïveté ». Depuis la « rencontre » de ces deux personnalités, Marine a ressenti un léger changement dans son caractère. « Ce personnage me donne confiance en moi. Quand je suis en mode pro je deviens June The Girl. »

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June The Girl en concert à Harnes.  « Je n’ai jamais eu peur de monter sur scène » Copyright Believe Reccordings

Sur scène, Marine et June ne font qu’un. Ces deux personnalités sont là pour apporter de la joie et faire le show. « Je n’ai jamais eu peur de monter sur scène, j’aime le partage qu’il y a. J’ai besoin de donner de l’amour et j’ai besoin d’en recevoir en retour. » Cet « amour », elle doit parfois faire sans. Depuis un an, la jeune protégée d’Antoine Essertier a ouvert des concerts sans que le public ne la connaisse. « Parfois j’arrivais et les gens se demandaient : « mais c’est qui ? » en me regardant avec des yeux ronds. Là, il y a une petite pression, il faut toujours prouver quelque chose. » Alors elle interagit avec le public, essaie de leur apprendre les paroles de « I Say Love »… avec parfois quelques difficultés. « Ça me fait mal de devoir faire cette démarche. Des fois je me dis que je n’aurai jamais le droit à ce moment que j’attends, où les gens chantent les chansons avec moi. »

Elle se souvient d’un concert où le public ne connaissait pas sa musique et ne suivait pas le fil du concert… Jusqu’à l’annonce de la reprise de « Cold Water » de Justin Bieber. A ce moment,  les téléphones portables ont fleuri partout dans la fosse. « Ce qui me faisait peur c’est que je devais défendre ma musique. Quand on chante une chanson qu’on a écrite, on se met à nu. » Ces difficultés, Marine les explique par la nature de son album : « A la radio les gens ne mettent pas de visage sur une chanson » regrette-t-elle. C’est justement lors d’un concert organisé par une radio que Marine a vécu l’une des plus belles surprises sur scène. « Avant un concert organisé avec la radio swit fm, j’ai dit à mon guitariste que j’adorerais que les gens connaissent la chanson. Quand on est montés sur scène, j’ai à peine chanté les paroles « I Say Love » que le public l’a repris en cœur. Ça ma fait pleurer sur scène.»

https://www.facebook.com/JuneTheGirlOff/videos/1056079717806777/

« Je veux surprendre »

Les trois premiers EP présentent le personnage de June the Girl avec des titres « populaires ». « Ma musique n’est pas très « indé »» explique Marine avant de marquer un temps de réflexion. « Je ne veux pas que l’auditeur se dise que je fais toujours la même chose. Je veux surprendre, être là ou on ne m’attend pas et montrer que je n’ai pas de limite. » Pour le moment, le temps est à la croissance de son personnage et la maturation de sa musique.« J’ai un coté dark mais je ne veux pas le mettre en avant. Avec ce qu’il se passe dans le monde, les attentats, les gens n’ont pas besoin de ça. Ils ont besoin de ce côté pétillant d’un petit moment à travers la musique pour se dire que la vie est belle. »

La suite de l’album, pour l’instant inconnue du public, devrait présenter un peu plus la personnalité de Marine.  « Dans mon album, j’ai des morceaux un peu plus personnels, un peu plus intimes, on en met moins des tonnes. Plus dans le style de « Silence ». Dans certains morceaux je raconte carrément ma vie, mon enfance, mes souvenirs chez mes grands parents, et les gens ne s’y attendent par forcément. Pour l’instant on vend le côté June The Girl mais peut être que par la suite on mettra en avant les musiques plus personnelles. On verra ! (rires)».

Propos recueillis par Louis Tardy

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