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Publié le octobre 24th, 2017 | par Louis Tardy

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L’air du métro parisien plus nocif qu’à l’extérieur

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Le métro parisien est majoritairement situé en sous-sol.  Sur les 219,9 kilomètres de rails, 190 sont sous les trottoirs. La qualité de l’air est donc primordiale pour les quelques 5 millions d’usagers quotidien.

L’air est dix fois plus nocif dans le métro que dans le centre de Paris. Pour en avoir le cœur net, il suffit de passer un mouchoir sur les ventilations d’une rame de métro. Du blanc, il passe au noir…  Consciente du problème, la RATP et Air Parif surveillent en temps réel la qualité de l’air.  Trois particules majeures sont quotidiennement mesurées : les PM10, particules dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres, le Dioxyde de Carbone ou CO2 et le dioxyde d’Azote.

Le PM10, une particule dangereuse pour la santé

Le PM10 est reconnu comme cancéreux par l’organisation mondiale de la santé, OMS. Quel que soit le lieu en France, la limite : 80 microgrammes de particules par m3 dans l’air extérieur. Mais, la RATP bénéficie d’un régime particulier qui lui permet une « légère » marge de manœuvre. Sous le sol parisien, la limite est fixée à 1.000 microgrammes par m3… c’est soit plus de douze fois plus qu’a l’extérieur.

La station de métro Châtelet, enregistre une moyenne de 100 microgrammes par mètre cube, avec des pics à 200 mètre3 aux heures de points.  Sur l’année 2016, il fallait donc éviter autant que possible de se délacer entre 7 et 10 heures du matin et 18 et 20 heures. Une situation ingérable pour les usagers. Pour trouver un taux inférieur à la norme extérieur, il faut regarder entre 2 et 4 heures du matin… Lorsque les couloirs sont vides. À la vue de la fréquentation de la ligne, se sont plusieurs milliers de personnes qui respirent cet air toxique quotidiennement.

Le dioxyde de Carbone (C02) permet de mesurer la qualité du renouvellement de l’air. Que ce soit dans la station du Châtelet, d’Auber ou de Franklin, le taux est stable depuis 2004. Il se situe aux alentours des 550 ppm (partie par million). Cela reste tout de même supérieur de ce que l’on peut trouver sur le périphérique parisien. Le Dioxyde d’Azote (NO2) n’est, quant à lui, pas dû aux activités de la RATP mais aux activités de la surface, tels que les moteurs à essence et les chauffages. Signe d’optimisme, les taux sont systématiquement légèrement moins élevés dans le métro parisien que sur les trottoirs.

L’air de la RATP, vraiment nocif ?

Le pneumologue Bruno Housset, président de la Fondation du souffle met en avant les risques de cancer, de maladies respiratoires, une obstruction chronique des voies aériennes, ou l’asthme. Il explique également que les particules fines peuvent être véhicules d’allergène. Pour souffrir de ces effets, il faut être continuellement au contact de ces particules, plusieurs heures par jour. Les particules retrouvées dans le métro sont « au moins aussi toxiques à court terme que les particules de l’air ambiant extérieur » indique l’Agence National de Sécurité Sanitaire dans une étude publiée en septembre 2015. Un peu plus loin, l’agence mets le doit sur « la pollution de l’air dans les enceintes ferroviaires souterraines et les risques pour la santé des travailleurs « .

La RATP tente d’améliorer l’air dans ses locaux

Depuis 2008, la RATP met en application de nouvelles politiques pour améliorer la qualité de l’air. Sur son site Internet, on peut voir la quantité de particules cancérigènes présentent dans l’air aux stations de Châtelet, de Franklin Roosvelt et la gare de Auber. Pour donner un exemple, la ligne 1 a été totalement refaite en 2011 pour améliorer le freinage des trains, cause majeure du fort taux de particules fines. Grâce à ces changements, la RATP a réussi à diminuer de 60 % le taux de particules. Plus récemment, la ligne A est rénovée à chaque pause estivale. Ces travaux sont dans la ligne politique de la RATP qui souhaite généraliser les freinages électriques de tous ses trains sous quinze ans.

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