Dossiers Joanna et Eric, des fenêtres sur le monde

Publié le octobre 17th, 2017 | par Clémence Boissard

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Road-Trip américain ? Joana et Éric l’ont fait

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Il arrive parfois qu’une envie de voyager prenne le dessus sur le train train quotidien. Joana et Éric font partie de ceux qui n’hésitent pas à partir à l’aventure. Nomade depuis 2015, l’Amérique n’a plus de secrets pour eux. Rencontre avec ce couple français qui n’a peur de rien.

 

Fraichement diplômés, boulot et appartement sympas en main, Joana et Eric ont décidé, il y a deux ans, de tout quitter. Jeune couple originaire du sud de la France, ils fêteront leurs dix ans de vie commune en mars prochain. Mêmes envies, mêmes folies, ils sont identiques et différents à la fois. « Eric pourrait passer des heures à faire de la mécanique » alors que Joanna, moins patiente se lasserait au bout d’un moment. « Eric garde son côté geek même à l’étranger » tandis que « Joanna a tendance à toujours tomber dans un cactus ».

Amoureux de la photographie et du vanlife ces deux jeunes baroudeurs se sont bien trouvés et arpentent depuis deux ans le continent nord-américain avec leur Combi orange. Pour leur premier long voyage le choix de la destination a été rapide. « L’idée du Canada c’était surtout Eric, je voulais juste partir, peu importe où. » explique Joanna. « Le Canada est un pays où tout le monde semble sympa. Quant aux USA, c’est le pays du Road trip tout simplement ». 
Ils conduisent et prennent des photos autant l’un que l’autre. « si ce n’est que Joana en prend un peu plus car elle a tendance à doubler ou tripler une prise de vue avec différents réglages. Donc deux ou trois fois plus de boulot pour moi quand il faut trier tout ça » confie Eric.

« Métro, boulot, dodo »

Joanna sait « à quel point la vie est courte, pour ne pas répéter le continuel métro, boulot, dodo »  et ressent «un besoin permanent de changement ».
Tous deux sont architectes à leur compte et se définissent comme « des acharnés du travail ». En travaillant sept jours sur sept ils ont économisé pour acheter leur van et préparer leur premier long voyage.

À l’annonce de leur projet, l’entourage du couple a bien réagi. Leurs parents avaient quelques inquiétudes mais la plupart de leurs proches les ont encouragés et même un peu jalousés. Le couple entendait souvent, « vous avez bien raison, profitez tant que vous êtes jeunes… parce qu’après quand on a des enfants ce n’est pas possible… Si vous ne le faites pas maintenant, vous ne le ferez jamais ! »

Ce besoin de prendre le large, changer de routine, se réveiller ailleurs, le couple l’a comblé en mettant un océan entre la France et eux. Le vrai déclic remonte au tout début de leur voyage en Nouvelle Ecosse. Un simple coucher de soleil face à l’océan où « l’eau déjà retirée laissait apparaître une rivière sinueuse et des milliers de miroirs d’eau » raconte Joanna. « Le silence, la sensation de plénitude et ce sentiment que nous étions là où nous voulions toujours être. Comme si ce moment avait écrit la suite pour nous. »

Les roues en Amérique

 Chantiers terminés, appartement rendu, affaires vendues, visas en poche, Joanna et Éric ont bouclé leurs bagages quelque heures avant le départ pour la conquête de l’Ouest. Ce qui les a tout de suite marqué sur place c’est « le changement complet, les grands espaces, une nature impressionnantes et des routes sans fin ».

Lors de leurs voyages rien n’est planifié excepté peut-être le petit rituel de Joanna « qui a tendance à faire un petit saut sur les photos aux endroits phares ».
Il y a des endroits, villes, musées, parcs nationaux comme le North Cascade National Park qu’ils ne souhaitent pas rater mais leurs journées laissent pas mal de place à l’imprévu. « On aime bien se perdre un peu. Le planning à tendance à changer en fonction des envies et des rencontres », explique le couple.

Cette organisation complétement libre et sans prise de tête leur a d’ailleurs réservé quelques surprises. « Un jour lors d’une promenade en pleine nature nous nous sommes retrouvés face à face avec un ours noir. Une autre fois nous avons rencontré un grizzly ou encore eu la visite d’un loup curieux qui venait tourner autour du van alors que nous venions d’y rentrer pour nous coucher ».

 

« Popo le van »

« Popo le van, maintenant nous l’aimons plus que tout » confie Joanna. Coin cuisine, banquettes transformables, tables, placards, chambre d’ami extensible sur le toit, le Combi -Volkswagen Transporteur- aussi appelé Popo pour les intimes, n’a, à priori, rien à envier à un camping-car.
« Un camping-car c’est plus de confort, douche, wc, espace, rangements… Mais pour nous c’est un peu moins de liberté » explique Eric. Le van est petit et s’adapte à toutes les routes. N’étant pas considéré comme un camping-car, le couple peut stationner partout. « Aucune route ne lui résiste ».

Néanmoins être en permanence dans un van n’a pas toujours été facile. « Ce n’est pas que des soleils couchants, des moments paisibles, le vent dans les cheveux à écouter de la musique. Il y a les pannes, les incertitudes, les doutes, la fatigue… » explique Eric. Car remplir le van en eau, trouver où dormir et où poser sa douche nécessite une certaine organisation.

Quand la météo devient capricieuse, le manque d’espace peu aussi devenir pesant. « Le plus difficile c’est que nous n’avons ni le chauffage ni la clim » confie Joanna. «Il faut donc bien se couvrir quand le thermomètre descend en dessous de zéro ou juste éviter de trop bouger quand les températures grimpent. Nous avons eu jusqu’à 53°C à Death Valley ».
Mais rien ne les arrête. En presque un an et demi de Roadtrip ils ont passé seulement neuf nuits à l’hôtels et 18 nuits en campings payants quand ils n’avaient pas le choix.

Bientôt repartis

 En tout, 77.000kms et quatorze pays au compteur. Des chiffres qu’ils espèrent voir grandir fin octobre pour leur prochain road trip. Au programme, récupérer leur van resté au Canada, et direction le sud pour emprunter la Route 66, aller à Baja California, au Mexique ou encore en Amérique-Centrale.

Leurs habitudes de nomades reprendront. Joanna qui a tendance à être plus du matin continuera à prendre soin de l’intérieur du van et à préparer le petit déjeuner. Quant à Éric, grand optimiste, il essaiera toujours de trouver une solution aux futurs problèmes.

Mais cette fois-ci, le couple de globe-trotteurs ouvre un blog nommé « Des fenêtres sur le monde », sur lequel il partagera ses aventures, ses conseils, ses expériences et toutes ses galères avec ses plus fidèles abonnés et autres curieux.

 

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